Test mini PC - 2026

Le Geekom A7 Max arrive dans un contexte particulier, marqué par une hausse significative du prix des barrettes de mémoire RAM. Depuis plusieurs mois, cette augmentation se répercute directement sur le tarif de nombreux appareils, et les prévisions ne sont pas vraiment rassurantes : la tendance haussière devrait se poursuivre dans les semaines à venir, avec au mieux une stabilisation, voire une éventuelle baisse, seulement envisagée à partir de 2027. Dans ce climat plutôt tendu, Geekom a fait le choix de lancer un nouveau mini PC relativement puissant, avec une ambition clairement affichée : proposer une machine capable de remplacer une tour de bureau classique, de répondre à des usages exigeants, tout en évitant une explosion du prix final. Un positionnement délicat, surtout lorsqu’il s’agit de concilier performances, compacité et maîtrise des coûts. Dans ce test, nous allons voir s’il tient réellement ses promesses, aussi bien en usage professionnel qu’en polyvalence au quotidien.
La note Kulture ChroniK : 8/10
* L'A7 Max m'a été envoyé gratuitement par Geekom pour que je puisse réaliser ce test.
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Caractéristiques Geekom A7 Max
➡️ Modèle : Geekom A7 Max
➡️ Système : Microsoft Windows 11 Pro
➡️ CPU : AMD Ryzen 9 7940HS
➡️ GPU : AMD Radeon 780M
➡️ Mémoire RAM : RAM DDR5 ultra-rapide et compatible double canal, jusqu'à 64 Go
➡️ Stockage : SSD M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4.0 × 4, jusqu'à 2 To
➡️ WiFi : Wi-Fi 6E
➡️ Ethernet : 2500 Mbps RJ45*2
➡️ Bluetooth : 5.2
➡️ Connectique externe : 4 × USB3.2 Gen2 Type-A, 1 × Bouton d'alimentation, 1 × Prise casque stéréo 3,5 mm,
1 × Lecteur de cartes SD, 1 × Verrou Kensington, 2 × USB 4.0, 1 × USB 3.2 Gen2 Type-A, 2 × HDMI 2.0, 2 × RJ45 2,5 G, 1 × USB 2.0 Type-A, 1 × Alimentation DC
➡️ Connectique interne : 1 x Emplacement M.2 Key-M pour PCIe x4 Gen 4 NVMe ou SATA (Rembrandt uniquement)
1 x Emplacement M.2 Key-B (SATA) (Rembrandt uniquement), 1 x Emplacement M.2 2230 pour carte Wi-Fi PCIe uniquement, 1 x Ventilateur, Alimentation pour charge sans fil (en option), 1 x USB 2.0, 1 x USB 2.0 ou RS485
Connecteur pour haut-parleur (conception matérielle réservée), 1 x Connecteur d'alimentation (9V~36V), 1 x RS232
➡️ Langue : français, anglais, multilingue...
➡️ Refroidissement :
➡️ Poids et dimensions :
➡️ Couleur : noir
➡️ Dimensions : 135 × 132 × 45,9 mm
➡️ Packaging : 1 x GEEKOM A7 Max, 1 x Guide d'utilisation, 1 x Support VESA, 1 x Câble HDMI, 1 x Adaptateur secteur
➡️ Autres : Verrou Kensington, Supporte DTPM 2.0, Pile RTC, Adaptateur secteur 19V (120W) avec cordon d'alimentation CA géospécifique (IEC C5)
➡️ Prix : 769€
Test vidéo du Geekom A7 Max
Unboxing, Design et Connectique
À l’intérieur de la boite, on retrouve l’essentiel : le Geekom A7 Max lui-même, un mot de remerciement, un guide d’utilisation, ainsi que les accessoires nécessaires à la mise en route. L’ensemble donne une impression sérieuse.
Dès la sortie de la boîte, le mini-PC affiche un design soigné : le boîtier est en aluminium, majoritairement couleur métal, avec du noir au niveau de la connectique. Ses dimensions compactes, 133 x 133 x 45,9 mm, permettent de l’intégrer facilement sur un bureau ou derrière un écran. Geekom met en avant la robustesse de ce châssis en métal, annoncé comme capable de supporter une pression allant jusqu’à 200 kg, ce qui renforce clairement le sentiment de solidité à la prise en main. L’ensemble rappelle d’ailleurs fortement le design d’un Apple Mac mini, une référence dans cette catégorie de produits.
Connectique et ventilation
La connectique est plutôt complète. À l’arrière, on trouve la prise d’alimentation, deux ports USB 4.0 Type-C (débits théoriques jusqu'à 40 Gbit/s), dont l’un est compatible avec l’alimentation, deux ports HDMI 2.0, deux ports Ethernet 2,5 Gbit/s, un port USB 3.2 Gen 2 Type-A ainsi qu’un port USB 2.0. Des grilles de ventilation sont également présentes pour assurer le refroidissement du système.
La face avant regroupe quatre ports USB 3.2 Gen 2 Type-A, une prise casque audio 3,5 mm et le bouton d’alimentation.
Sur le côté gauche, on retrouve un lecteur de cartes SD, accompagné de multiples ouvertures dédiées à la ventilation.
Le côté droit propose le même type d’aérations, ainsi qu’un verrou Kensington, pratique pour sécuriser le mini PC dans un environnement professionnel.
Enfin, la partie inférieure est équipée de quatre patins antidérapants et de deux pas de vis, permettant de fixer l’appareil sur un support ou un bras VESA.
Accès interne et évolutivité
L’accès aux composants internes est relativement simple, même s’il nécessite de retirer les quatre patins antidérapants pour accéder aux vis. Une fois celles-ci retirées, il est possible d’ouvrir le châssis et d’accéder aux éléments principaux.
À l’intérieur, on découvre un SSD M.2 installé sur le côté droit, ainsi qu’une barrette de RAM DDR5 de 16 Go sur le côté gauche. Le mini PC dispose d’un second emplacement mémoire libre, ce qui permet d’ajouter facilement une seconde barrette de 16 Go pour atteindre 32 Go de RAM, ou de remplacer la configuration existante par deux barrettes de 32 Go afin d’atteindre le maximum supporté de 64 Go de DDR5.
Sous le SSD se trouve le module Wi-Fi, auquel sont normalement reliées deux antennes via des câbles fins, l’un gris et l’autre noir. Dans mon cas précis, le mini PC reçu présentait un problème matériel : les câbles n’étaient pas correctement reliés au module Wi-Fi, et l’un des connecteurs était endommagé. J’ai donc choisi de remplacer ces câbles moi-même, une opération peu coûteuse (5€), mais qui reste évidemment couverte par la garantie dans un cadre classique. Une fois les nouvelles antennes installées et connectées, il ne reste plus qu’à remettre le SSD en place et refermer le châssis.

Système et BIOS
Le Geekom A7 Max est livré avec Windows 11 Pro préinstallé, ce qui permet une prise en main rapide dès le premier démarrage. La configuration initiale se limite aux étapes classiques de Windows, avec quelques questions à renseigner avant d’accéder au bureau en seulement quelques minutes. Aucun logiciel superflu n’est installé par défaut, ce qui évite d’avoir à désinstaller des programmes inutiles dès la première utilisation.
L’installation d’applications se fait ensuite de manière classique, soit via le Microsoft Store, soit en téléchargeant directement les logiciels depuis des sites de confiance, comme sur n’importe quel PC sous Windows. Cette approche sobre et sans surcouche particulière est appréciable, surtout sur une machine orientée productivité.
Geekom indique également une compatibilité avec Linux, notamment avec des distributions comme Ubuntu. Je n’ai pas eu l’occasion de tester cet aspect moi-même, mais plusieurs retours d’utilisateurs mentionnent une installation sans difficulté majeure, y compris au niveau des pilotes, ce qui peut intéresser les développeurs ou les utilisateurs souhaitant exploiter le mini PC dans un environnement Linux.
Du côté du BIOS, l’approche reste assez basique. Ce n’est clairement pas le point fort du Geekom A7 Max. On y retrouve les options essentielles, comme les informations système, la modification de l’ordre de démarrage ou encore le choix entre différents profils de fonctionnement (silencieux, équilibré ou performant). En revanche, les possibilités de réglages avancés sont limitées, ce qui pourra frustrer les utilisateurs les plus expérimentés, sans pour autant poser de problème pour un usage classique.
Performances et usage multimédia
Le Geekom A7 Max repose sur un processeur AMD Ryzen 9 7940HS, gravé en 4 nanomètres et basé sur l’architecture Zen 4. Il dispose de 8 cœurs et 16 threads, une configuration clairement orientée vers les usages exigeants. Le mini PC est livré avec 16 Go de mémoire DDR5, extensibles jusqu’à 64 Go, ce qui laisse une marge d’évolution appréciable pour adapter la machine à des besoins plus lourds.
La partie graphique est assurée par un GPU intégré AMD Radeon 780M, basé sur l’architecture RDNA 3. Cette solution reste encore aujourd’hui l’une des plus performantes dans le domaine des iGPU, même si certaines puces plus récentes l’ont depuis dépassée. Par rapport aux générations précédentes et aux solutions concurrentes comme l’Intel Iris Xe, la Radeon 780M se montre plus efficace, aussi bien en termes de performances que de gestion énergétique.
Performances en usage réel
Dans un usage quotidien, le Geekom A7 Max offre une navigation web très fluide, y compris avec plus de 20 onglets ouverts dans Chrome. La bureautique ne pose aucun problème, que ce soit avec Microsoft Word, Excel, LibreOffice ou d’autres suites équivalentes. Le système reste réactif et agréable à utiliser, même en multitâche.
La retouche photo est également à l’aise sur des projets de taille moyenne. Des logiciels comme Photoshop, Lightroom ou Luminar Neo fonctionnent correctement, tant que les fichiers restent raisonnables. En revanche, dès que l’on travaille sur des fichiers RAW très lourds, avec de nombreux calques, filtres et fonctions d’intelligence artificielle, on commence à percevoir les limites de la configuration, en particulier celles de l’iGPU et des 16 Go de RAM, avec des temps de traitement plus longs.
Côté montage vidéo, le Geekom A7 Max est capable de gérer des projets 4K légers à modérés dans des logiciels comme DaVinci Resolve, Adobe Premiere Pro ou Vegas Pro notamment en utilisant des proxys, en limitant le nombre de pistes, les effets complexes et sans recourir à la fonction multicam, très gourmande en ressources.
Gaming AAA
Sur la partie jeu vidéo, le Geekom A7 Max surprend plutôt positivement pour un mini PC sans carte graphique dédiée. Il est même possible de lancer des jeux AAA récents, à condition d’accepter certains compromis, notamment sur les réglages graphiques.
- Sur Resident Evil 4 Remake (2023), j’ai opté pour des réglages graphiques au minimum, à l’exception de l’anti-aliasing laissé en FXAA + TAA, et de la qualité d’image réglée à 100 %. Dans ces conditions, en 720p, le jeu tournait autour de 36 images par seconde dans la première zone extérieure du village avec une dizaine d’ennemis à l’écran. À d’autres endroits du jeu, les performances étaient légèrement meilleures. En activant les fonctionnalités AMD Hyper-RX, sans utiliser la super résolution, il a été possible de jouer dans cette même zone en 1080p, avec une moyenne d’environ 38 images par seconde. Le gain provient principalement de la technologie AMD de génération d’images, qui permet d’augmenter la fluidité grâce à des images intermédiaires générées par l’intelligence artificielle.
- Sur Street Fighter 6 (2023), toujours avec les réglages au minimum, le mini PC s’en sort sans difficulté en 1080p à 60 images par seconde. L’activation d’AMD Hyper-RX n’a pas apporté d’amélioration dans ce cas précis.
- Du côté de Dead or Alive 6 (2019), j’ai pu jouer en 720p avec une moyenne d’environ 52 images par seconde. Les performances sont correctes et parfaitement jouables, même si la définition commence clairement à montrer ses limites en 2026.
- Sur Death Stranding (2019), le Geekom A7 Max atteint 28 images par seconde en moyenne en 1080p, ou 45 images par seconde en 720p, toujours avec les réglages graphiques au minimum. En activant AMD Hyper-RX, sans super résolution, il devient possible de jouer en 1080p à environ 46 images par seconde, ce qui change nettement le confort de jeu.
- Enfin, sur GTA V, pourtant sorti en 2013 mais encore très populaire, aucun souci à signaler : le jeu tourne en 1440p (2K) à environ 65 images par seconde, preuve que les titres plus anciens ou bien optimisés restent très à l’aise sur cette configuration.
Dans tous les cas, j’ai volontairement conservé des réglages graphiques au minimum ou quasiment, afin de proposer des points de comparaison simples et cohérents entre les différents jeux testés. Le Geekom A7 Max ne se destine clairement pas aux joueurs exigeants, mais pour du jeu occasionnel, y compris sur des titres récents, il s’en sort mieux que ce que l’on pourrait attendre d’un mini PC.
Rétro gaming
En matière de rétro gaming, le Geekom A7 Max se montre plutôt à l’aise. Il n’y a évidemment aucun souci avec les anciennes consoles 2D, mais aussi avec les premières générations de consoles 3D. L’émulation de la Playstation, de la Nintendo 64, de la Dreamcast, de la Saturn ou encore de la PSP ne pose aucun problème particulier. Mais là où ce mini PC impressionne réellement, c’est sur des machines plus exigeantes comme la GameCube, la PlayStation 2, la PlayStation 3 et même la Nintendo Switch. Lors de mes tests en rétro gaming, j’ai volontairement conservé les réglages graphiques par défaut des émulateurs, afin de rester fidèle à l’expérience originale. En revanche, j’ai testé différents backends graphiques (OpenGL, Vulkan, DirectX 11 ou DirectX 12) afin d’identifier celui offrant les meilleures performances selon les jeux. J’ai également fait varier la définition d’image pour déterminer jusqu’où il était possible de monter tout en conservant la cadence d’images d’origine.
- Sur GameCube, les résultats sont excellents. Super Mario Sunshine tourne jusqu’en 4K à 25 images par seconde, soit la vitesse native du jeu. Luigi’s Mansion fonctionne en 4K à 30 FPS. The Legend of Zelda: The Wind Waker est également parfaitement jouable en 4K à 30 FPS. Dans les trois cas, la vitesse d’émulation est stable à 100 %, et l’augmentation de la définition permet d’obtenir une qualité d’image très nettement supérieure à celle du matériel d’origine, sans dénaturer l’expérience.
- Sur PlayStation 2, les performances restent très solides. Wipeout est jouable en 4K à 50 FPS, tandis que Dragon Ball Z: Budokai Tenkaichi 3 tourne en 1440p à 50 FPS, une définition intermédiaire entre le Full HD et la 4K.
- L’émulation PlayStation 3, plus gourmande, est également convaincante. Tekken 6 est parfaitement fluide en 1440p à 60 FPS, même si le passage en 4K fait chuter la moyenne à environ 50 FPS. Sur Castlevania: Lords of Shadow 2, j’ai pu jouer en 1440p à 30 FPS, ce qui correspond à la cadence native du jeu.
- Enfin, concernant la Nintendo Switch, les résultats sont globalement bons. Super Mario Odyssey est jouable en 810p à 60 FPS, soit une définition légèrement inférieure à celle de la console d’origine, mais avec une fluidité irréprochable. À l’inverse, Hollow Knight permet de monter la définition jusqu’en 1440p à 60 FPS, sans la moindre difficulté.
Au final, parmi tous les jeux testés en rétro gaming, Mario Odyssey est le seul à avoir nécessité une légère baisse de définition. Pour le reste, le Geekom A7 Max offre une expérience d’émulation très convaincante, y compris sur des consoles 3D réputées exigeantes.
Mémoire RAM : attention au simple canal, les performances sont bridées
Il y a toutefois un point important à connaître concernant la configuration de ce Geekom A7 Max : il est livré avec une seule barrette de 16 Go de RAM, ce qui signifie que la mémoire fonctionne en simple canal.
Habituellement, sur les mini PC équipés de 16 Go de RAM, on retrouve plutôt une configuration en 2 × 8 Go, permettant d’activer le Dual Channel. Ce double canal est particulièrement important sur les machines dépourvues de carte graphique dédiée, car l’iGPU utilise la mémoire système. En pratique, le Dual Channel peut apporter jusqu’à 30 à 40 % de performances graphiques supplémentaires selon les usages.
Concrètement, cela signifie que tous les tests évoqués précédemment (montage vidéo, retouche photo, et surtout jeux vidéo) ont été réalisés avec un mini PC bridé sur le plan graphique. La Radeon 780M ne peut donc pas exprimer tout son potentiel dans cette configuration d’origine.
En ajoutant une seconde barrette de RAM identique de 16 Go, ce qui permet de passer à 32 Go en Dual Channel, on débloque non seulement un gain significatif en puissance graphique, mais aussi un meilleur confort dans les usages gourmands. Cela se traduit par un montage vidéo 4K plus fluide, des temps de calcul réduits, et des jeux plus stables, avec davantage d’images par seconde et parfois la possibilité d’augmenter légèrement les réglages graphiques.
Il est également possible de remplacer la barrette d’origine par un kit 2 × 8 Go, ce qui active également le Dual Channel. Le gain graphique sera similaire, mais certains logiciels et jeux peuvent tirer parti des 32 Go de RAM, notamment en création de contenu ou avec des projets plus lourds. Dans ce cas, la configuration en 2 × 16 Go reste la plus polyvalente.
Du côté du processeur, l’impact du simple canal est nettement plus limité. La perte de performances se situe généralement à quelques pourcents seulement sur certaines tâches CPU intensives, et reste peu perceptible dans un usage courant.
Benchmarks et performances mesurées
Pour compléter les usages concrets, j’ai également passé le Geekom A7 Max à travers plusieurs benchmarks synthétiques afin d’avoir des chiffres comparables avec d’autres machines du marché.
- Sur Geekbench 6 (CPU), le mini PC obtient un score de 2593 points en monocœur et 10088 points en multicœur.
- Sous Cinebench 2024, le score atteint 104 points en simple cœur et 876 points en multicœur.
- Le PCMark 10, qui mesure des scénarios d’usage plus proches du quotidien (bureautique, création de contenu, navigation, etc.), affiche un score global de 7 902 points.
- Sur 3DMark Time Spy, benchmark orienté GPU, le Geekom A7 Max obtient 1943 points et sur 3DMark Fire Strike il obtient 4684 points. Ce sont des scores situés dans la moyenne basse des autres appareils dotés du Ryzen 9 7940HS. Dans les deux cas, cela s’explique par la mémoire RAM en simple canal, qui bride les performances de la Radeon 780M.
Enfin, j’ai mesuré les performances du stockage avec CrystalDiskMark. Le SSD NVMe intégré affiche d’excellents résultats, avec 7 083 Mo/s en lecture et 6 101 Mo/s en écriture. Des débits très élevés, parfaitement adaptés à un usage professionnel, au montage vidéo ou au chargement rapide des applications et des jeux.
Bruit, températures et consommation
En utilisation standard, le Geekom A7 Max reste très discret. Le ventilateur est inaudible et ne gêne pas le travail quotidien. En revanche, lors de tâches lourdes, comme les jeux AAA récents ou l’émulation de consoles gourmandes, le ventilateur devient audible. J’ai mesuré un niveau sonore d’environ 43 dB à un mètre, contre 33 dB lorsque le PC est éteint, ce qui correspond au bruit ambiant de la pièce.
Pour évaluer le comportement thermique, j’ai effectué un stress test combinant CPU et GPU pendant 30 minutes. Aucun problème n’est à signaler : le mini PC a terminé le test sans erreurs. Le processeur s’est stabilisé à 78°C maximum en charge, avec seulement un pic très bref à 85°C. Cette température reste bien en dessous du seuil critique de 100°C recommandé par AMD pour cette puce, ce qui montre l’efficacité du système de refroidissement IceBlast 2.0.
Côté consommation, le CPU atteint temporairement 55 W lors des pics d’activité. La consommation globale du mini PC se situe en moyenne autour de 65 W, avec des pointes possibles aux alentours de 90 W. Ces valeurs confirment que le Geekom A7 Max est une machine efficace, capable de délivrer de bonnes performances tout en restant raisonnable sur la facture d’électricité.
Lecture vidéo
Test de lecture vidéo sur Kodi qui ne tient pas compte de l'affichage HDR/Dolby Vision, ces infos là sont indiquées dans le paragraphe au-dessus. OK = le fichier est lu. KO = le fichier n'est pas lu ou très mal (saccades, blocages, sauts d'images ...).
| Fichier vidéo | Résultat |
| Full HD / H.264 / MKV / 29,7 fps / 29,3 Mbps / 1,07 Go | OK |
| Full HD / H.264 / MP4 / 23,9 fps/ 24,27 Mbps / 98,5 Mo | OK |
| Full HD / H.264 / MP4 / 23,9 fps / 7,3 Mbps / 120 Mo / Anime | OK |
| Full HD / AV1 / MP4 / 23,9 fps / 1,8 Mbps / 33 Mo | OK |
| Full HD / VP9 / MKV / 23,9 fps / 2,0 Mbps / 83,6 Mo | OK |
| Full HD / VP9 / MKV / 25 fps / 2,3 Mbps / 59,6 Mo | OK |
| 4K / H.264 / MP4 / 23,8 fps / 43 Mbps / 224 Mo | OK |
| 4K / H.265 / MKV / 30 fps / 29,7 Mbps / 657 Mo | OK |
| 4K / H.265 / MKV / 29,9 fps / 29,5 Mbps / 148 Mo | OK |
| 4K / H.265 / MKV / 24 fps / 22,3 Mbps / 385 Mo | OK |
| 4K / H.265 / MP4 / 24 fps / 73,1 Mbps/ 1,61 Go / HDR10+ | OK |
| 4K / H.265 / MP4 / 59,9 fps / 60 Mbps/ 1,11 Go / HDR10 | OK |
| 4K / H.265 / TS / 59,9 fps / 20,8 Mbps / 738 Mo / HLG | OK |
| 4K / H.265 / TS / 23,9 fps / 29,6 Mbps / 308 Mo / Dolby Vision | OK |
| 4K / H.265 / MKV / 23,9 fps / 29,6 Mbps / 308 Mo / Dolby Vision | OK |
| 4K / H.265 / MP4 / 29,9 fps / 8,5 Mbps / 193 Mo | OK |
| 4K / H.264 / MKV / 23,9 fps / 44,1 Mbps / 558 Mo | OK |
| 4K / H.265 / MKV / 24 fps / 9,9 Mbps / 110 Mo | OK |
| 4K / VP9-2 / MKV / 59,9 fps / 18,3 Mbps / 337 Mo / HDR10 | OK |
| 4K / VP9-2 / MKV / 24 fps / 13,8 Mbps / 339 Mo / HDR10 | OK |
| 4K / VP9-2 / MKV / 23,9 fps / 14,7 Mbps / 596 Mo / | OK |
| 4K / AV1 / MP4 / 23,9 fps / 12,1 Mbps / 206 Mo / |
OK |
| 4K / AV1 / MP4 / 29,9 / 12,8 Mbps / 310 Mo / | OK |
| 8K / VP9-2 / MKV / 29,9 fps / 20 Mbps / 408 Mo / | OK |
| 8K / VP9-2 / MP4 / 29,9 fps / 21,2 Mbps / 478 Mo | OK |
| 8K / AV1 / MP4 / 23,9 fps / 16,3 Mbps / 276 Mo | OK |
| 8K / AV1 / MP4 / 29,9 fps / 14,5 Mbps / 371 Mo | OK |
| 8K / AV1 / MKV / 29,9 fps / 14,8 Mbps / 686 Mo | OK (artefacts) |
| Fichier vidéo | Résultat |
| Méduses 4K |
Audio
Test de lecture audio via Kodi - nécessite un ampli/barre de son compatible avec ces formats.
| Fichier audio | Résultat |
| Dolby Digital | Dolby Digital |
| Dolby Digital Plus | Dolby Digital Plus |
| Dolby Digital Plus Atmos | Dolby Digital Plus Atmos |
| Dolby True HD | Dolby True HD |
| Dolby True HD Atmos | Dolby True HD Atmos |
| DTS | DTS |
| DTS HD | DTS HD |
| DTS-X | DTS-X |
Connectivité et affichage
Le Geekom A7 Max se distingue également par sa connectivité complète et moderne. Il est équipé de deux ports RJ45 2,5 Gbit/s, parfaits pour un stockage réseau rapide ou une connexion filaire ultra-performante.
Pour le sans fil, le mini PC embarque le Wi-Fi 6E, offrant des débits théoriques très élevés. Lors de mes tests, j’ai atteint un débit stable de 560 Mbps, limité ici par le fait que ma box ne supporte que le Wi-Fi 6. Dans un environnement compatible Wi-Fi 6E, les performances pourraient donc être encore meilleures. Le Bluetooth 5.2 complète l’ensemble, pratique pour connecter des casques, enceintes ou manettes de jeu sans fil.
Côté affichage, le Geekom A7 Max permet une grande flexibilité. Il est possible de connecter jusqu’à quatre écrans en 4K simultanément, ou un écran en 8K, grâce à ses ports HDMI 2.0 et USB4. Cette polyvalence en fait un choix intéressant pour les travaux multitâches, la création de contenu ou le multimédia haute définition.
Prix et disponibilité
Le Geekom A7 Max est actuellement proposé à 749 €. Il est intéressant de noter qu’il y a encore quelques mois, ce tarif aurait sans doute permis d’inclure 32 Go de RAM dès l’origine. Cependant, face à la hausse spectaculaire du prix de la mémoire RAM au niveau mondial, Geekom a fait un choix stratégique : limiter la configuration à 16 Go afin de maintenir un prix final raisonnable pour le mini PC.
Heureusement, le boîtier reste entièrement évolutif. Il est donc possible d’ajouter une seconde barrette de RAM ultérieurement, pour atteindre 32 Go et débloquer pleinement les performances graphiques, ou même plus si vos besoins évoluent.
En outre, une promotion temporaire est disponible via le code promo KULCK7MU, offrant 8 % de réduction, ce qui fait tomber le prix à 689 €. Cela peut permettre, par exemple, de financer partiellement une extension de RAM pour profiter d’une configuration plus performante.
Conclusion
En conclusion, le Geekom A7 Max est un mini PC polyvalent. Il offre de bonnes performances pour vos loisirs et la navigation web, même avec de nombreux onglets ouverts. Aucun problème non plus
pour utiliser les services de streaming vidéo ou pour travailler sur de la bureautique, où il se montre rapide et efficace. Il dispose de nombreux ports et s’en sort également très correctement
pour la retouche photo, le montage vidéo 4K léger à modéré, le rétro gaming, et même le gaming AAA en limitant la définition et les paramètres graphiques. Son principal défaut vient de ses
performances graphiques, limitées par l’unique barrette de 16 Go. Cependant, il est possible de contourner cette limite en remplaçant la barrette par deux modules de 8 Go ou en ajoutant 16 Go
supplémentaires. Vous pouvez néanmoins continuer à l’utiliser avec une seule barrette sans problème. Le processeur est très puissant et la partie graphique reste suffisante pour de nombreux
usages, comme nous l’avons vu dans le test précédent. Et vraiment, en ajoutant une deuxième barrette de RAM, ce PC devient une petite bombinette qui tient dans la main.
La note Kulture ChroniK : 8/10
POUR
+ Ryzen 9 puissant
+ Design et finition soignés
+ Connectique riche
+ Ethernet 2x2.5G
+ Evolutif (jusqu'à 64 Go RAM et 2 To SSD)
+ Garantie 3 ans
+ Silencieux en utilisation standard ...
CONTRE
- ... mais bruit du ventilo en charge
- Pas de port Oculink
- Perfs graphiques bridées
- BIOS limité
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